|
|
|
|
Edition de l’Absurdistant - |
Les
Chroniques AGADAS
|
|
par
la Tante Jeanne
|
|
|
|
|
|
A la base, une irrépressible envie d’autre chose, n’importe quoi. Puis, la fatigue, le stress poussant à trouver un plan suave, doux, reposant sans prise de tête, avec du soleil et une mer bleue, un plan simple. Deux jours et 15 coups de fils plus tard, après les enchères sur Internet, les questions métaphysiques à deux balles, les catalogues, les opérateurs pressés et empressés; une décision s’impose : Agadir du Maroc parce qu’il y fait 28°C, 3 h d’avion et que Tenerife affiche complet. Départ 7h du mat in extrémis, because pas entendu le réveil sonner. Ai Sauté dans un taxi - halluciné complet sur son compteur ; baratiné l'hôtesse bagagiste pour encore enregistrer, passer en douane au pas de charge sans la moindre molécule de café envisageable –…m'écrouler en sueur sur le siège de l’avion .Ouf… Aéroport d’Agadir 11 h, ciel bleu Charlie Tango, météo au beau fixe, doit faire 20°C, je retire une couche – le T-shirt et moi on n’en croit pas nos yeux! Enfin du soleil, un vrai, avec les rayons; que même ta peau si les yeux la ferment, elle le sentira. Du solide, du réel. Sur le tarmac du parking, les bus attendent peinards. Les touristes épars se dirigent vers eux, l'air un peu hagards. Plus l'habitude du soleil. Au
dehors, les premières constructions locales; bétons chic, un air vaguement
arabe. Tout le long de la petite route reliant l’aéroport à l’enclave
touristique; bétons bidon-ville, la misère, la pauvreté, l’errance. Le
décalage horaire, c'est en heure, le décalage des mondes, c'est en siècles.
Mondes étrangers à la porosité imperméable. Canette de coca au milieu
de nul part. u Un
touriste reste un individu comme un autre. Où qu’il soit, il amène ce
qu’il est. Tribu majoritaire : les moutons, ceux qui acceptent tout ,
les hypnotisés du discours... Tu leur parles fermement, leur dis “ quoi
faire ” , “ où est la vérité ”- première à gauche 2ème à droite; et les
voilà rassurés, tranquilles, prêts à penser pépère et bye-bye l’esprit
critique. En villégiature , ils se laissent donc bagués par certains “ Club
de vacances ”, comme de gentils agneaux la veille de Pâques. Dès l’entrée,
les voici affublés d’un bracelet plastic tatoué d’un numéro; scellé au
poignet jusqu‘au dernier jour, celui où ils seront “ délivrés ”; un peu
comme les animaux d’abattoir, les prisonniers politiques, les malades
dans les hôpitaux – et encore, là tu peux négocier – avec l’infirmière
surtout si elle est jolie - mais ici au Club MiradOR pas question. - "Non Madame, ni à la cheville, ni à votre sac. Au poignet, pas au pied, nuance. " Vu
que personne n’a jamais rouspété, ça devient normal. Je n’aime pas les obligations en temps “ normal ” . 4 piscines, même chauffées , n’arriveront pas à me convaincre. T'obliger à porter un truc pour te rendre "repérable" et "différent", ça me rappelle quelque chose…rien de bon. En attendant, il faut me loger. Solution après discussions et tractations, en tête à tête, l’hôtesse et moi – nous sommes samedi après-midi, les bureaux de Bruxelles sont fermés... tractations; solution: Vers 15h je débarque au Club “ la Kasbah ”. u Pas de bracelet ni de réelle obligation. C’est un petit Club sympa, familial presque. Pas de tape-à-l’œil. Le hall d’entrée me plait d'emblée. Dans un orient humble , il accueille généreusement le promeneur entre ses murs Taddelakt lustré. Et cette couleur, toujours la même. Rosée dans le soleil, ambrée dans la pénombre. Le club est presque vide, mais manque curieusement d’intimité. Est-ce le personnel trop présent par le manque de clients ? Sont-ce les trop rares clients très “ regardants ”, campés dans leurs conventions sociales importées, ajoutées à celles qu’impose ici le Ramadan en cours, y compris pour le personnel des hôtels. Enclave oui, mais pas dissidente. Chacun montre l’exemple à l’autre, Occident et Orient se regardent face à face, drapés dans leurs certitudes d’appartenir au camp des vainqueurs. Les uns parce qu’ils peuvent payer, les autres parce qu’ils savent souffrir.
Un jeune animateur marocain me soutient fermement à propos du problème
Berbère, qu’il n’existe pas – “ C’est une invention des Français ! ”.
Son compatriote, ancien étudiant en Philo à Casa , avec la gentillesse
due à un malade lui dit doucement : “ Le Roi est l’inventeur du problème
Berbère ”. La discussion n’ira pas plus loin. Entre pudeur et endoctrinement,
le décalage des mondes sonne le tocsin. Dans les cours de philo Marocains, Diogène cherche "la vérité" à la lueur de sa lampe, pas "un homme" – non – pourquoi faire puisqu'un musulman est bien évidemment un homme n'est-ce pas ? Les
rares clients : un couple de Kenyans , mère et fils . La dame sympa n’a
d’opinions sur rien, et son fils se la joue golden boy éreinté . Rien
à dire, rien à faire. Plus loin, une jolie jeune femme, éducatrice pour
enfants handicapés en banlieue parisienne, irradie "d'energie positive"
comme on dit, elle semble d'ailleur être ici la seule personne “ vivante ” .
Je dirais même un peu Allumée. J’aime les allumés; les éteints m’emmerdent.
Nous parlons un soir de ses projets, de sa volonté d'être utile à d'autre.
Son ardeur est contagieuse, c'est très agréable et un peu énervant lorsqu'on
est déjà convaincu .Comme elle brille fort, il y a autour d'elle un petit
essain de jeunes mâles virevoltants et elle ne sais plus où donner de
la tête. A 18 h , ma décision est prise . Hop, une lettre , deux coups de fil , un crochet le lundi matin par l’Agence de voyage , et zou… au 3ème club il sera très exactement …M…vacances. u La qualité et la convivialité de la table du “ Club Med ” est mondialement réputée et n’a d’égal nul part ailleurs. On y rencontre pêle-mêle commerçants, industriels, médecins, rentiers , sportifs ,et autres pseudo-élites sociales. Il faut rendre à César ce qui lui appartient , le niveau des conversations, passé le “ quant êtes-vous arrivé ? ”, revêt généralement un caractère intéressant, tant les personnalités présentes sont définies par une activité indépendante , lucide et accessoirement lucrative. Une volonté de fer faire . Mon
meilleur ami, le hasard , a joué ce midi plusieurs tours dont il a le
secret. Sous un soleil magnifique, autour d’une table à peine ombragée
par les bougainvilliers en fleurs, s’assirent presque simultanément ,
sans concertation puisqu’ils ne se connaissaient pas et nous le sûmes
dès le premier tour de table des questions-réponses : un médecin militaire
français à la retraite, une infirmière suisse reconvertie dans les produits
pharmaceutiques ; une autre dame infirmière en crèche accompagnée de sa
fille , une plantureuse blonde ; et enfin une G.O. travaillant ici à Agadir
comme kiné. On s’étonne de la coïncidence médicale. Ca change des erreurs.
Puis vint mon tour d’annoncer une activité. Serais-je par hasard aussi …?
Quatre paires d’yeux attendent une réponse pour alimenter les statistiques
. Je souffle : Ma profession n’a aucun rapport avec la médecine , mais
ma mère est phyto-aromatologue. A propos de la médecine traditionnelle,
je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.. Nous avons tous bien rit.
-"Comment
tu sais ça ?"
Je lui raconte mon boulot, la déco, les peintures murales , les commanditaires
chics et tout. Elle
est passée très vite sur son séjour à l’hosto, sanglée tellement elle
pétait les plombs. Sur le moment , j’ai même pas osé lui demander si elle
avait des gosses. Finalement , après la cure de sommeil et les médocs,
elle à tout largué. Avec son diplôme de kinésithérapeute – heureusement
qu’elle pratiquait toujours un peu – elle s’est embarquée pour le Club.
u
Au sauna…. Ou tout sur Yves Rocher Monsieur Yves Rocher à débuté voici
40 ans avec une crème fameuse contre les hémorroïdes vendue par le biais
de petites annonces dans les journaux. Il est en somme l’inventeur, bien
avant la Redoute, de la vente par correspondance. C’est un Breton , toujours
vivant , en Bretagne comme il s’entend, à coté de l’usine où il fabrique
ses produits et même ceux de ses petits camarades, comme par exemple certains
rouge-à-lèvres Yves St Laurent. Seul concurrent direct : L’Oréal. L’autre
dame avait écouté jusque là tout en faisant son petit calcul “…30%… Faut
en faire du chiffre pour que ça paye ”. Les
esthéticiennes qui ont voulu se mettre à leur compte après être passées
par Yves Rocher en ont fait les frais. u Le
Club semble être un endroit de passage pour les personnes entre deux chapitres
de leur vie. Ici chacun peut trouver sa vraie nature. Savoir s’il est
du soir ou du matin. Sportif ou lassif. Viande ou poisson . Fille ou garçon
.
Au petit déj, par exemple, j’ai rencontré Michèle. Petite, cheveux courts
quasi blancs. Epaisses lunettes de soleil années 70, rondes et carrées
comme elle . Elle doit avoir environ 60 ans. Ancienne
G.O, recrutée à 20 ans par la “ Duchesse ”, figure légendaire du Club
Mediterrannée, qui, la voyant pour la première fois, s’écria "La Duchesse": mi-Aristo mi-alcoolo, sauce artisti-coco. Une chef de village unique. En voyant cette belle gamine débarquer pour visiter le Club de Villar un 8 juillet au volant de sa Peugeot décapotable, la Duchesse ne voit qu’une chose : la fête magnifique et grandiose qu’elle pourra donner le 14 juillet grâce aux deux décapotables jumelles et jumelées par des arceaux fleuris bleu blanc rouge, défilant en fanfare, conduites par de belles plantes heureuses.
Après le Club, Michèle,la jolie blonde à rencontré un homme très
riche, parent d’une famille princière orientale; avec tout ce que cela
suppose de faste, de fêtes, de palace, de jalousie et d’interdit. -"Et
pour divorcer ?" je demande u
Mon métier c’est mettre en lumière , en forme, en matière. Des
échantillons carrés de Tadelak à même les murs, des surfaces déjà entièrement
recouvertes. Je touche. C’est doux, frais, légèrement crayeux. J’attends dehors, je tourne en rond sous un ciel déjà très bleu. Du coin de l’œil j’observe deux hommes, la belle cinquantaine, Italiens comme leurs voitures, qui attendent également. Au bout de quelques minutes d’observation réciproque, nous faisons connaissance. Je raconte mon petit boniment au sujet du Tadelak. Un des deux hommes parle parfaitement français. Sourire impeccable, bronzage parfait, stylé – décontracté. Une voix chaude et rassurante, le regard clair et droit avec quelque chose de grand coquin dans Pinocchio. Il m’explique qu’il attend lui aussi le propriétaire du lieu, Italien également et en passe d’arriver. Nous
attendons. Il continue de me raconter. Il est venu de Milan avec son 4x4
sur lequel il a fait peindre à Marrakech des fresques sahariennes au goût
très discutable. Il est marbrier. Il s’occupe des tableaux en mosaïque
de pierre ; et bien sûr le marbre est de Carrare “Centre di Mondo ”. Il
vient très souvent à Agadir. Au point de s’inventer des chantiers pour
quitter Milan et la familia. Agadir,
la première fois qu’il est venu, il a rencontré une petite Marocaine très
très sympa . Il dit ça avec un feu d’artifice éclatant dans son souvenir
à ce moment, même si depuis, bien d’autres filles très très sympas ont
défilé. Il fait la sortie de l’Unif locale et déclare tout de go que les
filles de plus de 25 ans ne l’intéressent pas. u Jean
Philippe. C’est un G.O. tout frais tout beau tout propre. C’est son troisième
jour au Club. Il débarque comme moi, sauf que lui, c’est la première fois
et que c’est pour bosser. Il parle du monde qu’il vient de quitter en
disant “ nous, les petits, on n’imagine pas… ” Il est infirmier comme
Papa chez lequel il vivait avec Maman à Marseille, jusqu'à cette idée
nette de quitter, de faire autre chose. Le changement l’a un peu assommé,
je crois. Bien
sûr à Marseille, il fume des pétards, peu’cher ! …et bien sûr, il ne dirait
pas non à un petit joint… Tu parles, Charles ! Il a tiré trois tafs
sur ma clope améliorée avec un shit Marocain acheté en Hollande et summum
du chic, fumé au Maroc; puis, il a sombré le phocéen. u Hier, c’était les 50 ans du Club Med. Qui se souvient de Blitz ? De l’idée première, du feu ? Le premier est toujours un allumé. Les visionnaires, les idéalistes, les fous font le monde. Les marchands s’en emparent, et ils le marketisent, les prêtres le dogmatisent , les politiques les utilisent. Mais ils sont, eux seuls, les “ créateurs ” du monde des hommes. Donc, depuis cinq jours , tous m’engagent à aller voir la Medina d’Agadir où Medina de Coco Polizzi . Et ce matin je m’y rends enfin. Une “ Médina ”, je l’apprends ce matin-là, est la partie ancestrale d’une ville. Mais Agadir n’a pas de centre ancien. Un tremblement de terre a rasé le peu de constructions existantes. Alors,
c’est un Italo-Arabo-Universalis qui s’est chargé d’inventer un passé
à Agadir. Depuis 8 ans il construit, sur un terrain de quatre hectares,
un village complet, presque autonome, dans la tradition de l’artisanat
local.
Je ne sais pas encore qui il est , même si d’instinct, je sens déjà tout. Un frère méfiant , la soixantaine, entre Clint Eastwood et Salvatore Dali, à l’image de sa bâtisse. Un haut mur d’enceinte en terre crue, simple et austère, accueille le visiteur et cache l'oasis, les constructions au regard. Au
fil de notre discussion, d'abord très vive, sur la terminologie des enduits
et autres recettes de bonnes femmes, nous déambulons à travers les sentiers
bordés d'oliviers jusqu'aux portes d'un quartier très animé, grand comme
un terrain de football, traversé par une large allée centrale: les ateliers
des artisans. Ces merveilles de l'Orient, hommes, art et choses confondues , attirent les touristes, les commandes. C'est une sorte de partenariat entre eux et Monsieur Polizzi. Personne ne croyant en son projet, il a tout financé seul. Les artisans de la Medina sont devenus ses meilleurs atouts. Mais ils ne seront jamais ses alliés. Il reste un étranger. Après
m’avoir montré ce qui deviendra son bureau, un sous-sol d’abbaye de style
moyenâgeux, il m’invite à le suivre dans sa demeure personnelle. De l'extérieur :
toujours simple. Passé la porte, un petit bijou de l’art mauresque. Murs
d'ardoises venues de l'anti-Atlas, plafonds Tataoui en bois d'eucalyptus
et laurier, tapis de pierre aux motifs géométriques irréguliers. Le tout
ouvragé, détaillé de bas en haut . De minuscules ouvertures rarement vitrées,
dans les murs et les plafonds, taillent des raies de lumière dans la pénombre
des pièces. L'œil
se perd, ne sait où regarder. Trésors à l'infini. Croquis, esquisses,
coussins brodés, table en marqueterie d'os, de métal, de céramique. Sur
un établi, quelques marbres sculptés -dont un pied énorme, très gréco-romain,
avec des orteils à la Stallone, et le cuir des sandales usées dans la
pierre de Carrare. Sur
les rebords des fenêtres, des pots de fleurs en terre cuite, dégorgent
de couleurs fleuries , comme des offrandes aux regards. L’heure avance,
le soleil monte, et avec lui l’odeur suave de la terre grasse emplit l'air.
On nous sert le café au jardin, sous les colonnades de bois sculptés et
les cascades de bougainvilliers en fleurs. Monsieur
Polizzi est architecte, fils d’entrepreneur et frère d’architecte. Dès
l’âge de trois ans, il traverse les ateliers de son père pour se rendre
à l’école. Enfant, il partage la chambre du grand frère architecte. u Il y a une heure où le soleil s'abîme dans la mer, où l'eau du bord de plage devient fluorescente, où les derniers rayons cuivrent de rouge le sable mouillé. C'est l'heure où ça caille, où le vent se lève avec pour seule option une 'ptite laine sur les épaules. L’heure entre chien et loups.
Les oiseaux braillent, le hamman se remplit. Il
ne reste qu'une place, sur le banc, entre deux femmes chicos, la cinquantaine
- chicos au hammam, c'est Hermès tatoué sur les seins? Mais non, elles
gardent juste leurs bijoux… (de famille?)… et tentent d'ignorer le reste
du monde- Pas de bol, la seule place libre est sur le banc qu'elles occupent.
Bien-sûr, parfois ça arrive, les coincés ont rempli la salle, le silence s'installe. Morale : t'es mal. Passe ton tour et repasse plus tard. u J'allais oublier les golfeurs. Il y a deux sortes de gens, ici ; les golfeurs et les autres. Pour
les premiers, ces héros des temps modernes , ces braves qui au péril de
leurs shorts immaculés affrontent les mauvaises herbes, les caddies récalcitrants
et l'angle dérangeant du soleil; nous profanes n'existons qu'à peine.
Juste les oreilles alors; pour écouter leurs récits plein de suspense
: les merveilleuses aventures de la baballe au fond du troutrou. Les golfeurs?
Des idéalistes en quelque sorte; dévoués à l’illustre quête du plus que
par fait, sans sciller svp. u Les meilleurs, les plus drôles, ça fait des jours que je les observe. Un boys band, façon Laurel et Hardy. L'un déconne sans arrêt et l'autre est very sérious. Mais en fait, si tu regardes attentivement, c'est p't-être l'inverse (dans une autre vie, je serai camera invisible, avec mémoire intégrée, pour le plaisir de partager les truculents personnages de la vie).
Hardy: Un petit gras mais pas gros, avec des yeux de Huch'puppies. La
quarantaine branchée. Quand il parle, c'est doucement. Le visage impassible.
Mais à l'éclat de l'œil parfois, tu vois bien qu'il s'en passe des choses.
Si les "p'tits jeunes" amusent, séduisent par leur peau douce et leurs désirs brillants; la maturité, la culture, une certaine plénitude d'un âge qui n'a plus rien à prouver; c'est autre chose ! Finalement, le dernier soir, nous avons discuté tranquillement tous les trois autour du feu. -
"Schmatologue au sentier? " je demande…(traduisez: Grossiste en prêt-à-porter
à Paris centre ?) Mais le regard de Laurel dit que lorsque tu veux stopper le jeu, personne ne te croit, et même toi, le ton juste, tu ne sais plus très bien où il est. Tu t'apperçois que ta personnalité s'est contrefaite de ses abus. La dérision devient cynisme. La solitude pèse, cesse d'être un choix. "L'amour" raillé tend maintenant à manquer. La sagesse n'est pas ce qui peut nous arriver de pire dans la vie. Le pouvoir tient debout mais ne dit pas où aller. Chaque vie est un exemple, chaque exemple une leçon. Images du hasard , fragments et parenthèses, ce n'est pas fini. Même si pour cette fois ça suffit. |
|
|
|
|